Parmi les prérogatives du GIPAC on notera que la tâche primordiale est la programmation des productions et la régulation du marché, par ailleurs, il s’occupe de tous les programmes de développement du secteur et d’encadrement des éleveurs.
La programmation des productions :
Elle est assurée par la « Commission Consultative de Programmation des Productions Avicoles » (CCPPA) qui est présidée par le Directeur Général de la Production Agricole et qui regroupe des représentants des différents ministères et organisations concernés. Le secrétariat de cette commission est assuré par le GIPAC. Le rôle de cette commission est :
– d’établir la programmation annuelle des importations des poussins reproducteurs en fonction des les besoins de consommation.
– d’assurer la répartition des quotas d’importation des reproducteurs
– de décider des Corrections éventuelles en fonction des conjonctures.
La base de la programmation est de déterminer d’abord les niveaux de consommation. C’est l’étape la plus délicate puisqu’elle exige l’accord de toutes les parties concernées (Ministères de tutelle, profession.).
La commission décide par la suite de la production annuelle (en produits finis) avec une tendance de variations saisonnières, pour aboutir enfin à l’établissement d’un quota annuel global de reproducteurs à importer et qui répond aux besoins de consommation établis.
La répartition du quota annuel global entre les couvoirs est effectuée sur la base d’un système de Bonification et de Pénalisation en fonction des critères suivants:
1. La situation sanitaire des Centres de reproducteurs et du couvoir
2. Les performances de production
3. Les 4 Respects
a. Respect de communication des informations tous les 15 j au GIPAC
b. Respect des délais d’importation des reproducteurs
c. Respect des délais de réforme des reproducteurs
d. Respect d’approvisionnement des clients adhérents au GIPAC en poussins d’un jour.
Corrections de la programmation
En cours d’année la commission décide de certaines corrections pour soit augmenter ou diminuer l’offre selon les conjonctures et l’évolution du marché. L’augmentation de l’offre est assurée par le recours à :
- des prolongements du cycle de production des reproducteurs.
- des importations sporadiques d'œufs à couver.
- des importations de poulets congelés.
- des prolongements du cycle de production des pondeuses.
- la vente des stocks.
La diminution de l’offre se fait par le biais de :
- La ponction d'œufs à couver
- la réforme anticipée du cycle de production des reproducteurs ou de pondeuses
- l’exportation d’œufs à couver, de poussins ou de poulettes
- l’achat et le stockage de produits finis sur le marché (voir régulation du marché).
Le suivi des productions avicoles
Le suivi des productions avicoles représente au GIPAC une étape importante dans le système de programmation de ces productions, en ce sens qu’il en constitue le prolongement de par l’analyse et l’interprétation des informations émanant des centres de production. A la lumière de ces informations qui sont vérifiées par des constats de terrain et confrontées avec l’évolution du marché des produits avicoles, l’étape de suivi permet de déceler d’éventuels écarts entre les réalisations et les projections de production et d’apporter les éléments nécessaires à l’établissement et / ou à l’actualisation de la programmation.
A cet effet, le GIPAC dispose d’un département de suivi des productions avicoles regroupant trois vétérinaires, un ingénieur et deux techniciens outre le recours aux agences régionales dont l’apport est très important.
Le suivi touche à tous les niveaux des différentes filières à savoir :
- le respect des mises en place des reproducteurs et des élevages de production tant sur le plan des dates qu’à celui des quotas.
- le respect des dates de réforme des reproducteurs et des pondeuses.
- le relevé et l’analyse des performances obtenues (alimentation, mortalités, périodes de production, poids, productivité, coûts de production … etc ).
- le relevé quotidien et l’analyse des mercuriales des produits avicoles.
- l’établissement des statistiques afférentes aux productions, à l’approvisionnement des éleveurs en poussin d’un jour, aux prix etc…
La régulation du marché des produits avicoles
La régulation du marché des produits avicoles constitue l’une des principales tâches dévolues au GIPAC. En fonction de l’évolution du marché de ces produits, les opérations de régulation portent sur les étapes à l’amont ou à l’aval des produits finis selon que l’objectif recherché est la diminution ou l’augmentation des productions :
1 - à l’amont :
Opérations sans subvention :
- Réformes anticipées ou prolongement de cycle des reproducteurs chair ou ponte et des pondeuses.
Opérations avec subvention :
- Ponction d’œufs à couver chair ou ponte: achat d’œufs à couver par le GIPAC et leur écoulement en tant qu’œufs de consommation.
2 - à l’aval :
Opérations avec subvention :
- Stockage d’oeufs de consommation.
- Abattage et stockage de poulet de chair.
- Abattage et stockage des poules de réforme.
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2002 |
2003 |
2004
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2005 |
2006
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2007 |
2008 |
| Œufs de consommation |
stockage d'œuf du mois de ramadan (millions d’unités) |
47,9 |
49,3 |
57,7 |
62,8 |
97,6 |
72 |
79,7 |
| stockage d'œuf lors de surproduction (millions d’unités) |
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| stockage d'œuf pour les besoins additionnels (rentrée scolaire, fêtes…) (millions d’unités) |
4,8 |
3,05 |
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| Abattage de poules pondeuses de réforme (sujets) |
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120.000 |
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| Ponction d'oeufs à couver ponte (unités) |
1.200.000 |
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350.000 |
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636.000 |
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621.000 |
| Exportation de poussins d'un jour ponte.(sujets) |
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| Poulet de chair |
Abattage et stockage de poulet de chair (tonnes) |
908 |
488 |
2.933 |
2.443 |
2.781 |
1.432 |
1.405 |
| Exportation des OAC chair (unités) |
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| Exportation des poussins un jour chair (sujets) |
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| Ponction des oeufs à couver chair (unités) |
1.286.500 |
721.440 |
2.446.930 |
1.300.000 |
16.191.206 |
- |
2.787.230 |
| Dinde de chair |
Abattage et stockage de dinde de chair (tonnes) |
- |
- |
212 |
605 |
800 |
500 |
480 |
Tableau 3: Interventions effectuées par le GIPAC à l’aide de subvention de 2002 à 2008
* Le secteur avicole est passé par une crise caractérisée par un excédent de production durant le dernier trimestre de 2005 et une baisse de consommation et des cours des différents produits avicoles surtout pendant le premier trimestre de 2006. Cette crise est liée aux appréhensions du consommateur quant à l’influenza aviaire. Pour faire face à cette situation, les interventions de régulation assurées par le GIPAC ont été aussi diverses que soutenues et ont porté sur :
- Le stockage de 97,6 millions d’œufs de consommation
- La ponction de 16,2 millions d’oeufs à couver (OAC) chair
- La ponction de 637 milles oeufs à couver (OAC) ponte
- L’abattage et stockage de 2.781 Tonnes de poulet de chair congelé
- Le stockage de 800 Tonnes de dinde de chair congelée
- L’abattage et le stockage de 120 tonnes de poules de réforme
Autres activités du GIPAC :
1 - Mise à niveau du secteur avicole : la mise à niveau est un plan qui a débuté en 1992 par une réflexion sur les problèmes rencontrés au niveau de tous les maillons des filières avicoles. Cette réflexion a débuté par une programmation des interventions par objectif (PIPO), une série de recommandations ont été proposées par des commissions de spécialistes dans chaque domaine, et le suivi de l’exécution du plan de mise à niveau se fait chaque année lors d’un séminaire. La Vulgarisation lors de journées d’information sur les sujets d’actualité ainsi que sur les problèmes structurels (lutte contre la chaleur, maladie, nutrition, hygiène, qualité des produits, environnement…) constitue le principal axe de diffusion des connaissances et des recommandations. D’autres méthodes (formation, stage & visites à l’étranger, publications, visites de terrains, mise en place de normes et de textes réglementaires) sont utilisées à ce sujet.
La mise à niveau des abattoirs ainsi que des services vétérinaires a permis à la Tunisie d’être inscrite sur la liste A des pays autorisés à exporter les viandes fraîches de ratites, les autruches de reproduction, les viandes fraîches de volailles, ainsi que les préparations à base de volailles sur les pays de la CEE.
2 – Observatoires avicoles : Ce sont en quelque sorte les yeux du GIPAC sur le terrain. Ils consistent en des cellules appartenant aux agences régionales où les techniciens effectuent un suivi zootechnique (performances), sanitaire (suivi des pathologies rencontrées) & économique (coût de production) d’échantillons de troupeaux de différentes tailles. Cela permet d’avoir une idée très précise des performances, des coûts de production ainsi que de la situation sanitaire sur le terrain.
3-Etablissement d’une cartographie des exploitations avicoles dans un but purement sanitaire. La carte avicole de Tunisie est bientôt achevée; elle comprend plus de 2.000 coordonnées GPS sur tous les élevages de reproducteurs, les couvoirs, les abattoirs les élevages de pondeuses ainsi que plus de la moitié des élevages de poulets de chair. Cette cartographie permettrait en cas d’apparition de maladie infectieuse à risque de cerner exactement les exploitations concernées par une action prophylactique notamment l’abattage de troupeaux dans un rayon de 3 km autour du foyer contaminé et dans un rayon de 10 km qui constitue la zone de surveillance.
4 – Participation active aux Réglementations nouvelles : le GIPAC a souvent été à l’origine ou sollicité pour l’élaboration des nouveaux textes législatifs sur le secteur avicole. Ces textes touchent à tous les domaines : santé, nutrition, environnement, implantation, commercialisation, qualité des produits
5 – Organisation de la profession : Parmi les attributions du GIPAC, l’organisation de la profession constitue une tâche importante à laquelle s’attelle le groupement depuis sa création. Cette action porte sur :
- L’incitation des éleveurs à se regrouper dans des structures professionnelles qui bénéficient de divers avantages et qui sont chargées d’asseoir les préceptes de la productivité et de la compétitivité au profit de leurs adhérents.
- L’affiliation des différents professionnels du secteur au GIPAC par un système d’adhésion obligatoire.
- L’organisation des différentes filières et intervenants dans le secteur selon le règlement intérieur du GIPAC et conformément aux textes règlementaires en vigeur.
6 – Publications :
- Revue scientifique et technique « Volailles de Tunisie ».
- Guide d’élevage du Poulet de chair
- Le secteur avicole en Tunisie, publication actualisée annuellement.
7 - Participation active aux commissions spécialisées :
- Commission Consultative de la Programmation des Productions Avicoles.
- Commission de Pathologie Aviaire : composée des principaux vétérinaires spécialistes en pathologie aviaire ; elle effectue un suivi de la situation sanitaire et propose les mesures à entreprendre.
- Commission d’implantation : elle octroie les autorisations d’implantation de toute nouvelle exploitation avicole.
- Commission de suivi des stocks stratégiques : elle détermine les procédures de constitution et de vente des stocks stratégiques de produits avicoles.
- Commission d’approvisionnement en matières premières : elle veille à l’application d’un cahier des charges relatif à l’importation des matières premières.
- Commission de Programmation et d’Evaluation de la Recherche Agricole.
- Diverses commissions d’élaboration des plans de développement et des plans Directeurs.