Poursuite du Programme de mise à Niveau du secteur avicole,
Dans le cadre de la continuité de la mise à niveau du secteur et le GIPAC a depuis organisé chaque année depuis onze ans un séminaire annuel d’évaluation et d’analyse des réalisations accomplies ce qui a permis de repenser les orientations et revoir avec les différents intervenants dans le secteur les actions prioritaires à mener à moyen et long terme. Depuis 2005, l’accent est mis sur la mise à niveau des circuits de commercialisation, le programme qualité. En parallèle, une série de textes législatifs, notamment en application de la Loi de l’élevage parues en Avril 2005, sont en cours de préparation.
Poursuite du Développement & de la mise à niveau des Abattoirs & ateliers de transformation.
La mise à niveau des abattoirs industriels a démarré en 1999 pour entamer l’application des dispositions de l’arrêté Arrêté du Ministre de l’Agriculture du 6 août 1996 relatif aux NORMES D’HYGIENE ET INSPECTION SANITAIRE VETERINAIRE DANS LES ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS D’ABATTAGE ET DE DECOUPE DE VOLAILLES. Plusieurs actions ont été menées
- Un audit de tous les abattoirs avec une tolérance d’une année pour les abattoirs crées avant la nouvelle réglementation et un agréage stricte pour ceux créés après 1996.
- Un contrôle généralisé des résidus (antibiotiques, pesticides & métaux lourds depuis 1999) sur tous les abattoirs contrôlés.
- Un cycle de formation des vétérinaires inspecteurs à partir de l’année 2004 un autocontrôle exigé depuis 2002
- L’encouragement à la certification : système HACCP, ISO 9000, ISO 22000, etc.
Ce programme de mise à niveau a permis à la Tunisie d’être le premier pays arabe et africain (après l’Afrique du Sud) a être inscrit sur la liste des pays autorisés à exporter sur les pays de la C.E.E. de la viande de volailles et de ratites.
Application du cahier des charges relatif au commerce de distribution des produits avicoles et dérivés
La seule alternative pour le développement du secteur sur le plan organisationnel, sanitaire et sur le plan de l’amélioration de la qualité des produits reste l’interdiction progressive de la commercialisation du poulet vif au niveau des marchés. Etant donné le rôle économique et surtout social que sont en train de jouer des milliers d’opérateurs dans ce domaine, il est recommandé de procéder à la reconversion des points de vente en vif ou volaillers sur plusieurs étapes en points de vente de volailles abattues.
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1ère étape: dans les marchés municipaux des grandes agglomérations et les 21 villes touristiques dans les gouvernorats du littoral.
- 2éme étape: dans les marchés municipaux des autres zones communales et des chef lieux des autres villes non touristiques
- 3éme étape: dans les marchés ruraux en particulier les souks hebdomadaires
Cette stratégie devra être accompagnée d’un contrôle plus strict des véhicules transportant les volailles vivantes sur tout le territoire (contrôle des entrées de véhicules, détention de certificat vétérinaire de désinfection pour tout véhicule transportant des volailles vivantes, détention de certificat vétérinaire d’inspection ante -mortem)
Le nombre d’abattoirs contrôlés devrait connaître une évolution en nombre. Douze projets d’abattoirs ont eu l’approbation sanitaire d’implantation. Il a été prévu un renforcement des moyens matériels et humains nécessaire au contrôle de la traçabilité et de la qualité des produits sur toute la chaîne de la production au consommateur. La mentalité des consommateurs, qui reste le plus grand obstacle à de telles réformes, doit subir un changement progressif à travers les méthodes modernes de communication. Une certaine frange de la population et quelques intervenants du secteur ne sont pas très favorables à cette mutation.
Des solutions adaptées à tous les types de marchés sont en train d’être trouvées.
La continuité du froid doit être également assurée et constitue une condition sine qua non pour assurer la qualité des produits dans un circuit.
En conclusion, toutes les conditions ont été mises en place pour assurer la transition, malgré qu’en apparence il semble y avoir des obstacles difficiles à surmonter; pour peu que tous les gouvernorats sans exception appliquent les dispositions avec rigueur au niveau des marché, les services de contrôle sanitaire et les services de contrôle des véhicules (Ministère de l’intérieur) pourront endiguer toutes tentatives d’abattage clandestin. En ce qui concerne les opérateurs, il est nécessaire que les prix d’intégration, les prix plafonds et les prix d’intervention du GIPAC soient bien étudiés et indexés de selon des critères de façon à assurer leur révision sur des bases solides. Nous sommes toutefois convaincus de la faisabilité de cette mutation, au vu de l’expérience de certaines sociétés et de professionnels tunisiens qui ont réussi leur intégration. Ces professionnels ont compris que l’intégration représente la seule voie à l’évolution et à la pérennité du secteur.